Friday, 15 January 2010

[creative-radio] CHINA/INDIA: Tibetan journalists in Dharamsala / The radio “Voice of the Voiceless” for Tibet (Eng+Fr)

---------- Forwarded message ----------
From: RSF ASIA <asie@rsf.org>
Date: 2010/1/15
Subject: [rsfasie] CHINA/INDIA: Tibetan journalists in Dharamsala / The
"Voice of the Voiceless" for Tibet (Eng+Fr)
To: RSF ASIA <asie@rsf.org>


Reporters Without Borders/Reporters sans frontières
15 January 2010
Special Portfolio
English: http://www.rsf.org/Tibetan-Media.html
Français : http://www.rsf.org/Media-tibetain-en-exil.html
CHINA
The "Voice of the Voiceless" for Tibet
http://www.rsf.org/The-Voice-of-the-Voiceless-for.html

No independent news or information can be reported by the print media,
broadcast media or new media in Chinese-controlled Tibet. But outside the
country, especially in India, where hundreds of thousands of Tibetans have
found refuge, independent news media produce and disseminate alternative
news. Despite jamming by China, radio Voice of Tibet functions as a voice
for the Tibetans who cannot speak for themselves. Reporters Without Borders
met the station's editor-in-chief, Karma Yeshi, in Dharamsala, in northern
India.

Can you tell us a little bit about the history of Voice of Tibet?

It was founded in Norway by Norwegian Human Rights House, the Norwegian
Tibet Committee, and Worldview Rights. Initially, we had only two 15-minute
programmes, five days a week and our office was in Oslo. In 1997, we moved
our office from Oslo to Dharamsala. Then, in 1999, to reach out to the
Chinese people, we started a 15-minute programme in Chinese. Now, we have a
45-minute programme – 30 minutes in Tibetan and 15 minutes in Mandarin
Chinese – which we broadcast up to five times a day during the week. We also
have a website, so that people in Tibet and throughout the world can listen
to the station online.

Where do most of your listeners live?

Our main target is Tibet, and China. So we beam our programme from different
transmitters, targeting Tibet and China. Then we have another transmitter
targeting our audience in India, Nepal, and Bhutan. Our signal is fairly
good in parts of Tibet and northern India but unfortunately it is very poor
in Lhasa and Shigatse because the Chinese jamming is very powerful. So that
is our biggest challenge.

Our programme is doing well in southern India, where the largest Tibetan
community lives, and it can be heard here in Dharamsala too. And then,
people in Taiwan, Hong Kong, and some parts of China also log on to our
website and listen to our Chinese programme on the online service. So we
have an international audience of Tibetans and Chinese living outside China.

Can you tell us about Chinese jamming of your short-wave signal in Tibet?

When we broadcast our news on our own frequency, which is specifically
booked for Voice of Tibet according to international telecommunication law,
China is not supposed to use the same frequency as it is one of the law's
signatories. But China, you know, can play any game. So they are violating
the international convention they signed. They cannot stop us from
broadcasting from exile, just as we cannot stop their jamming. We have to
use our tactics to overcome their jamming. So we often change our frequency
but that means we lose our audience.

The Chinese newspaper Global Times accuses Voice of Tibet of supporting
Tibetan independence. How do you respond?

Radio Voice of Tibet is a platform for all the Tibetan people and
Tibet-loving people. We do stories on all kinds of subjects whether exile
government news, Dalai Lama news or Tibetan NGOs. We do stories about
India-China relations and Tibet, China-US relations and Tibet. Voice of
Tibet does not have any political leaning. Our aim is to provide a platform
for everybody. These Chinese accusations are baseless. We don't have any
political position as such, whether we are Middle Way supporters or
independence supporters.

What feedback do you get from your listeners in Tibet?

Getting feedback from inside Tibet is becoming more and more difficult. But
we meet people who have recently arrived from Tibet and we ask them, "Do you
listen to radio Voice of Tibet?" Sometimes they say yes and sometimes no.
There are people who say, "Please broadcast the Dalai Lama's teachings more
often." Many Tibetans have learned to listen to international radio
stations, in part because it is one of the few ways of listening to the
Dalai Lama.

How do you get information from inside Tibet?

Getting information from inside Tibet is very difficult right now. We obtain
it indirectly from calls from our connections in different parts of the
world. There are many people, especially Tibetan monks in southern India,
who come from Tibet and we get news through them as well. All the
information we receive is checked and double-checked. Because being the
first to send information is not important for us. Sending right
information, true information, that is very, very important. So we check and
cross-check with different sources throughout the world and all of the
Tibetan research centres, such as the Tibetan Centre for Human Rights and
Democracy.
-----------
CHINA
La "Voix des sans voix" pour le Tibet
http://www.rsf.org/La-Voix-des-sans-voix-pour-le.html
Au Tibet, sous contrôle chinois, aucune information indépendante ne peut
être transmise par la presse, les radios, les télévisions ou les nouveaux
médias. En revanche, depuis l'extérieur, et notamment l'Inde, où sont
réfugiés des centaines de milliers de Tibétains, des médias libres
produisent et diffusent une information alternative. Malgré les brouillages,
la station de radio Voice of Tibet est une voix pour les Tibétains
contraints au silence. Reporters sans frontières a rencontré Karma Yeshi, le
rédacteur en chef de la radio Voice of Tibet, à Dharamsala.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l'histoire de Voice of Tibet ?

Elle a été fondée en Norvège par les organisations de défense des droits de
l'homme Norwegian Human Rights House, le Norwegian Tibet Committee et
Worldview Rights. Au début, nous avions seulement deux émissions de 15
minutes, 5 jours par semaine et nos bureaux étaient basés à Oslo. En 1997,
nous avons déménagé nos locaux à Dharamsala. Puis en 1999, pour atteindre la
population chinoise, nous avons commencé une émission d'un quart d'heure en
mandarin. Aujourd'hui, nous avons 45 minutes de programmation : une
demi-heure en tibétain et un quart d'heure en mandarin. Nous diffusons nos
programmes presque cinq fois par jour pendant toute la semaine. Nous
possédons aussi un site Internet qui nous rend accessible au Tibet et dans
le reste du monde.

Où réside la majorité de votre audience ?

Notre principale cible est le Tibet et la Chine. Nous diffusons donc notre
programme à partir de plusieurs émetteurs dirigés vers cette zone. Nous
avons ensuite un autre émetteur ciblant notre audience en Inde, au Népal et
au Bhoutan. Notre signal est bon au Tibet et dans le nord de l'Inde, il est
malheureusement très faible à Lhassa et à Shigatse car les autorités
chinoises brouillent fortement les ondes de notre émission. C'est notre plus
gros défi. Notre programme radio marche bien dans le sud de l'Inde, où se
trouve la plus grande communauté tibétaine, et notre émission peut aussi
s'écouter ici à Dharamsala. Et enfin sur notre service en ligne, des gens de
Taïwan, Hong Kong et de plusieurs régions de la Chine, peuvent écouter les
programmes en chinois ou tibétain. Nous possédons ainsi une audience
internationale de Tibétains et de Chinois vivant à l'extérieur de la Chine.

Dans quelle mesure vos émissions au Tibet sont-elles brouillées par les
autorités chinoises ?

Oui, en effet. Lorsque nous diffusons nos programmes sur la fréquence
réservée à Voice of Tibet en vertu de la loi internationale sur les
télécommunications, dont la Chine est signataire, cette dernière n'est pas
censée utiliser la même fréquence. Mais vous savez, la Chine fait ce qu'elle
veut. Ils violent la convention internationale qu'ils ont signée. Ils ne
peuvent pas nous empêcher de diffuser et nous ne pouvons pas arrêter leur
brouillage. Nous devons donc ruser afin de parer à ces interférences. Ainsi,
nous changeons souvent de fréquences, mais cela nous fait perdre de
l'audience.

Le journal chinois Global Times prétend que Voice of Tibet est un média
favorable à l'indépendance du Tibet. Quelle est votre réaction face à ces
accusations ?

Voice of Tibet est une plate-forme pour tous les Tibétains et pour tous les
sympathisants du Tibet. Nos sujets sont très variés : les nouvelles du
gouvernement en exil, les nouvelles du dalaï-lama, celles des ONG
tibétaines, etc. Nous parlons aussi des relations entre la Chine et l'Inde à
propos du Tibet, des relations entre la Chine et les Etats-Unis, etc. Voice
of Tibet ne travaille sous aucune influence politique, car notre but est de
procurer une plate-forme pour tous. Ces accusations sont sans fondement.
Nous n'avons pas d'affiliation politique, nous donnons la parole aux
partisans de la "voie du milieu" ou aux partisans de l'indépendance.

Comment arrivez-vous à vérifier le taux d'audience ?

Avoir des retours de nos auditeurs au Tibet est de plus en plus difficile.
Nous allons à la rencontre des Tibétains qui viennent d'arriver en Inde.
Nous leur demandons : "Est-ce que vous écoutez Voice of Tibet ?" Parfois,
ils répondent oui, parfois non. (…) Certains nous répondent : "S'il vous
plaît, diffusez les enseignements du dalaï-lama plus régulièrement." De
nombreux Tibétains ont appris à écouter les radios internationales,
notamment parce que c'est l'un des rares moyens pour écouter le dalaï-lama.

Comment vous procurez-vous les informations de l'intérieur du Tibet ?

Obtenir des informations du Tibet est très difficile actuellement. Nous
obtenons ces nouvelles par des appels indirects de nos relations basées dans
les différentes parties du monde. Beaucoup de personnes, en particulier les
moines tibétains du sud de l'Inde, viennent pour la plupart du Tibet, et ils
nous fournissent des informations. Une fois que nous les avons, nous les
vérifions. En effet, le plus important pour nous n'est pas d'être les
premiers à envoyer l'information, mais d'envoyer la bonne information, la
plus correcte. Nous les vérifions et croisons avec les sources de tous les
centres de recherche tibétains, comme le Centre tibétain pour les droits de
l'homme et de la démocratie.

Vincent Brossel
Asia-Pacific Desk
Reporters Without Borders
33 1 44 83 84 70
asia@rsf.org


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